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Tosca

A l'opéra Bastille.

Rome 1900 : supplices, sexe, fanfares de péplum, pompe catholique (le finale du premier acte superpose Te Deum et projets de viol). La musique de Puccini, opulente, brutale, sans pudeur, va bien avec le sadisme du mélodrame : le programme paraît être (dans la scène de torture du deuxième acte et pour la fausse fausse exécution du troisième) : "versons une goutte d’acide sur le cœur de cette femme et observons la réaction".
Rome est dans Tosca : les noms de Sant’Andrea della Valle, du Palais Farnèse, du Château Saint-Ange, s’affichent comme dans un guide touristique (n’est ce pas les débuts du tourisme de masse ?) ; toute la ville résonne sur la scène de Tosca  (les coups de canon, les cloches, les orgues, le concert public, la chanson du pâtre). On a le sentiment aussi que, dès demain, Tosca résonnera dans Rome (Pour Vissi d’arte et E lucevan le stelle il faudrait inventer le phonographe et la radio, si ce n’était déjà fait.)

(Ce soir, la mise en scène est laissée à l’abandon. Quel mauvais plaisant a affublé Flora Tosca d’une robe à longue traîne ? Le jeu de l’actrice se limite à éviter de s’y prendre les pieds. La même hystérie lui sert tout le long de l’opéra, depuis le badinage du premier acte jusqu’au suicide final.)

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