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Toast funèbre

Il y a quelque chose d'un peu dérisoire dans le "message" de la 2e de Mahler, ce "Je vivrai éternellement" proclamé avec toutes les forces spirituelles et matérielles de la musique et de l'orchestre, avec l'orgue, et les cloches.

Ce n'est pas parce que je le chante de plus en plus fort que c'est de plus en plus vrai. Et le silence de la salle (percé çà et là de toux et de raclements de gorge) figure assez bien le manquement de l'éternité à la convocation qui lui est faite.

Mais l'assemblée assise (malgré son enthousiasme) semble reprendre tout bas la réponse de la foule dans le Toast funèbre de Mallarmé :
"...nous sommes
La triste opacité de nos spectres futurs."

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