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Plâtre et fumée

Je suis venu avec les autres. On grimpe par un système d’échelles mobiles. Celui qui me précède se débrouille mal. A un certain point, je dois m’arrêter et redescendre quelques degrés. Moi, j’ai une maîtrise remarquable de l’exercice. Je pourrais faire un schéma.

L’ennemi triomphe. Il nous a chassé de notre pays = notre île = notre cité. Mais la résistance n’a pas dit son dernier mot. Je suis réfugié avec eux sur le continent ; on est retranché sur un haut plateau. Depuis la falaise, on surplombe l’image de l’île. Les détails ressortent comme dans un tableau : les bois, les routes, les murs et la ville au-dessus, toute une flottille sur la mer. Un navire de guerre s’engage dans le chenal. Il navigue à pleine vitesse, comme un jouet téléguidé. Si vite qu’il vient percuter une barge, sans doute un réservoir plein de pétrole. Roule jusqu’ici une boule de feu et de fumée noire.

Il y a encore un escalier par où les assaillants pourraient venir. Des marches entre deux murets de ciment, dans les rochers. Pour bloquer le passage, les nôtres ont coulé à certains endroits bien choisis et sur plusieurs mètres, des bouchons de pierres et de plâtre.

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