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  • Beethoven

    Salle Pleyel.

    (Étrange interprétation de la Quatrième et de la Septième : dans les derniers mouvements de celle-ci, j'avais l'impression d'entendre une toute autre musique, quelque chose de Stravinski (est-ce possible ?), à la fois luxueux (les belles sonorités droites et sans mélange des vents) et brutal (les coups secs et envahissants des timbales), une musique à froid.)

  • Politesses posthumes

    On ne s'étonnerait peut-être pas de lire en épigraphe des Poésies de Machado (dans l'édition Poésie/Gallimard) une Oraison pour Antonio Machado signée Rubén Darío, au ton funèbre et conjuguée à l'imparfait, si on ne trouvait plus loin, dans le texte lui-même, un poème intitulé A la mort de Rubén Darío.

  • Le Chevalier à la rose

    Au Théâtre des Champs-Elysées.

    Version de concert : l’orchestre sur scène, aussi beau soit-il, submerge les chanteurs ; leurs entrées et sorties sont inaperçues ou secondaires ; on ne voit plus, selon l’action, le plateau se vider ou se remplir (c’est pourtant un ressort majeur du livret) ; la scène, surpeuplée, reste plus encombrée que l'antichambre du premier acte. Est-ce pour cela que les si beaux monologues de la Maréchale perdent en importance ? Son personnage semble rejeté aux marges ; pour une fois, on l’oublie dès le début du deuxième acte et son retour au finale semble dispensable après que Sophie et Octavian se sont si bien accordés : que vient-elle faire là ? (Le fameux trio qui les rassemble alors n’est pas sublime de bout en bout ; le point culminant s’accompagne des ululements disgracieux).