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Werther

Werther, de Massenet à l'opéra Bastille.

Il y a au moins un très beau moment. C'est à la fin de l'acte 3 et dans le prélude enchaîné de l'acte 4 : un messager arrive, il porte un billet de Werther qui annonce son départ et demande à Albert de lui prêter ses pistolets. Albert à sa femme (tel Golaud demandant à Mélisande de lui apporter son épée au lieu de la prendre lui-même, à trois pas) : donne-les lui. Qui, moi ! Charlotte obéit. Dans l'instant qui suit, sans que rien ne sépare le geste du cri : Mon Dieu ! Faites que j'arrive avant qu'il soit trop tard ! Dans la brève disjonction s'engouffrent la nuit, le vent, la distance qui éloigne la maison de Charlotte de la chambre de Werther, tout le prélude de l'acte suivant où l'on voit Charlotte courir dans un temps horriblement dilaté.

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