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Ligeti, Mozart

Au Théâtre des Champs-Elysées, quatuors de Mozart et de Ligeti.

Maintenant que les grands secrets de l'univers sont éclaircis et que la toile du hasard gît déchirée à terre, j'ai quelque réticence à aligner des banalités contingentes sur la musique qui servit de prétexte à cette révélation.

Sans y aller par quatre chemins : il y avait le Quatuor n°2 de Ligeti dont la lisibilité était accentuée par la petite conférence d'introduction faite par le violoncelliste (mais qui renforçait la qualité d'anthologie de l’œuvre).

« Une impression d'immobilité qui s'impose au fur et à mesure que le rythme s'accélère » dans le premier mouvement ; « des mécaniques désaccordées » dans le troisième (les fameux pizzicati doublés en bis par ceux de Bartók) ; et dans le cinquième, « une mélodie qui vient flotter comme un au-revoir à l'histoire de la musique ».

(Bien sûr, c'est l'au-revoir que j'ai préféré - dont les connaisseurs nous diront peut-être s'il peut faire penser à la San Francisco Polyphony).

Après deux autres quatuors de Mozart (d'un quatuor à l'autre le premier et le second violons échangeaient leur place), le couronnement de la soirée c'était (l'avant-dernier) du même, le n°22, en si bémol majeur K589. Si vous vous intéressez aux quatuors de Mozart (plus on les écoute, plus on les aime), allez plutôt ici ou là. Ce matin je me souviens du thème en forme de toupie qu'on lance du premier mouvement (relance surprise à la moitié du morceau) ; des phrases du violoncelle et du violon dans le mouvement lent ; et surtout du Finale avec (là aussi à peu près au milieu) le passage où les musiciens empoignent le thème avec une fougue toute Beethovénienne.

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