Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • La Cerisaie

    La Cerisaie, au Théâtre de la Colline.

    Les arbres sont en fleurs mais il gèle. Dans la lumière de l’aube, tous s’arrêtent et contemplent le prodige. Lioubov Andréevna voit passer sa mère, depuis longtemps morte, dans l’allée.

    La maison, à qui les arbres donnent leur nom, c’est presque la scène d’un théâtre : elle se remplit au premier acte pour se vider au dernier. Les comédiens ont leurs tours et leur talent mais rien ne sera changé : le domaine sera vendu et Varia n’épousera pas Lopakhine. A la fin de la pièce, chacun part vers un nouvel engagement. La troupe se disperse, entraînée par la Ranevskaïa, gloire vieillissante qui diffère encore ses adieux. Seul le vieux Firs est resté: il s’est laissé enfermer dans la baraque ; on entend les coups des bûcherons qui abattent le théâtre. La vie a passé, c’est comme si on n’avait pas vécu.

  • Le dernier espoir d'Amélia

    Amélia, enceinte de neuf mois, est réfugiée chez sa marraine à la campagne. Elle ne sort pas ; le père de l'enfant est le curé de la petite ville à côté et personne n'en doit rien savoir. Elle regarde cependant passer sur la route un jeune homme, Joao Edoardo, à qui elle fut un temps fiancée mais que son rival finit par chasser.

    Tout le temps qu'elle pouvait rester debout, elle le passait maintenant à sa fenêtre, pomponnée de la tête jusqu'à la ceinture, parce que c'était ce qu'on pouvait apercevoir de la route, mais en conservant une jupe sale au-dessous.

    (Eça de Queiroz, Le Crime du Padre Amaro, trad. J. Girodon).