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  • L'Amant jaloux

    L'Amant jaloux de Grétry, à l'opéra de Versailles.

    (La salle est bleue et or, comme Saint-Charles dans Rome, Naples et Florence. La pièce, sans entracte, ne dure pas trois demi-heures ; la musique dure encore moins longtemps, avec de nombreux dialogues parlés. L'intrigue est très simple et s'agence fort bien ; tout repose sur un seul quiproquo et qui tient en deux répliques. Six personnages : deux couples d'amants, le père et une servante. Les péripéties s'achèvent le soir au jardin, autour d'un pavillon, comme dans les Noces de Figaro. La musique paraît plus d'une fois très facile : mélodies qui vont avec le texte et font refrains. Le jeune Français a une belle sérénade ; les deux jeunes femmes des airs plus dramatiques.)

  • Le Ruban blanc

    Le Ruban blanc, de Haneke.

    Un vieil homme se souvient d’événements qui remontent à sa jeunesse, juste avant la première guerre mondiale, alors qu’il était l’instituteur d’un village. Plusieurs agressions sont commises et les coupables ne sont pas trouvés ; alerté par certains faits étranges, l’instituteur finit par mettre en cause les enfants : cependant les circonstances interrompent les recherches.

    Comme dans le Tour d’écrou, le narrateur soupçonne les enfants d’ignominies mais la réalité demeure incertaine. Chez Henry James, la gouvernante est saisie d’effroi quand elle voit que les enfants savent, que les enfants voient (les fantômes) : ici les soupçons s'affermissent quand l’instituteur surprend le regard des enfants cherchant la victime.