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  • Chostakovitch, Dvorak

    Salle Pleyel.

    Les concerts en deux parties, un concerto suivi d'une symphonie, ont souvent ceci de déprimant que l'orchestre semble maîtriser beaucoup mieux la seconde que la première (au soliste de se débrouiller !).

    (C'était l'occasion de se faire une meilleure idée de la Symphonie "Du nouveau monde" (bien qu'elle fasse partie des oeuvres qu'on a entendues avant de les avoir écoutées). Tous ces thèmes charmants, aux bois, ne seraient-ils pas mieux servis sans sauce symphonique, sans le son de grand orchestre, cordes indiscrètes, cuivres bruyants et roulements de timbales ?).

  • Où le nom de Dickens n'apparaît pas

    A la demande de Madame de Véhesse, six phrases à la première personne (je ne me suis malheureusement pas limité à Balzac).

    1/ La première fois que j’ai lu Splendeurs et Misères des Courtisanes, l’intrigue m’intéressait si peu qu’arrivé à la fin du volume (un tome isolé d’une Comédie Humaine) je ne me suis pas préoccupé de savoir si le roman s’arrêtait là ou non ; il en manquait pourtant la moitié. A la même époque j’ai assez rapidement renoncé à la lecture du Lys dans la vallée, écoeuré sans doute par les métaphores séveuses. Enfin je me rappelle n’avoir jamais terminé Béatrix, dégoûté par les excès du mélodrame.

    2/ En général les journaux et les correspondances me tombent des mains.

    3/ J’ai recommencé deux ou trois fois La Mort de Virgile sans jamais dépasser le premier tiers (malgré la force de tout cela : le débarquement, le poète malade emporté à travers Brindes).

    4/ J’ai abandonné Moby Dick à trente ou quarante pages de la fin (le symbolisme m’assommait).

    5/ Le style de beaucoup des essais d’Yves Bonnefoy me rebute tout à fait.

    6/ J’aimerais relire les derniers romans de James mais je me demande si j’en serais encore capable.