A la demande de Madame de Véhesse, six phrases à la première personne (je ne me suis malheureusement pas limité à Balzac).
1/ La première fois que j’ai lu Splendeurs et Misères des Courtisanes, l’intrigue m’intéressait si peu qu’arrivé à la fin du volume (un tome isolé d’une Comédie Humaine) je ne me suis pas préoccupé de savoir si le roman s’arrêtait là ou non ; il en manquait pourtant la moitié. A la même époque j’ai assez rapidement renoncé à la lecture du Lys dans la vallée, écoeuré sans doute par les métaphores séveuses. Enfin je me rappelle n’avoir jamais terminé Béatrix, dégoûté par les excès du mélodrame.
2/ En général les journaux et les correspondances me tombent des mains.
3/ J’ai recommencé deux ou trois fois La Mort de Virgile sans jamais dépasser le premier tiers (malgré la force de tout cela : le débarquement, le poète malade emporté à travers Brindes).
4/ J’ai abandonné Moby Dick à trente ou quarante pages de la fin (le symbolisme m’assommait).
5/ Le style de beaucoup des essais d’Yves Bonnefoy me rebute tout à fait.
6/ J’aimerais relire les derniers romans de James mais je me demande si j’en serais encore capable.