Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Ruines

    A Rome, pour quelques jours.

    Rubens - Paysage avec le Palatin.

    (la colline est le portique d'un palais ruiné, le forum traversé par l'ornière, la course d'on ne sait quelle roue énorme, de brique et de marbre, qui s'abattant s'est brisée dans l'étroit carrefour, fichant des éclats d'os dans la terre végétale)

  • Fidelio

    Au Châtelet.

    Zvezdoliki y était aussi (et bien davantage que moi...)

    ... citons néanmoins de cette soirée :
    - dans le premier acte, la phrase pleine de pitié du geôlier à propos du prisonnier que Pizarro veut faire mourir (était-ce : der kaum mehr lebt / und wie ?)
    - l'espèce de chant de travail (il s'agit de creuser une tombe) où pendant que Rocco se donne du cœur à l'ouvrage, grandit en Fidelio / Leonore un autre courage, celui de sauver le captif inconnu
    - Leonore qui se dévoile et se dresse face à Pizarro sans craindre la démesure de l'entreprise, forçant sa voix (et sauvée seulement par la grâce des trompettes qui sonnent en coulisse faisant entendre le deus ex machina)
    - le ravissement de Leonore O Gott ! Welch ein Augenblick ! dans un répit du chant de gloire général
    (Je me souviens d'un autre Fidelio au Châtelet - mise en scène celui-là - où une partie du chœur était alors dispersée dans la salle. Le public était enrôlé par procuration dans la célébration universelle : car ce n'est plus un spectacle, c'est presque une cérémonie, les officiants et l'assistance ensemble - un hymne plus qu'un finale d'opéra.)

  • Etretat (à l'oreille)

    Le chemin passe au large mais des embranchements s'avancent de loin en loin jusqu'au bord de la falaise. On les suit avant de revenir sur nos pas telles des fourmis aventurées sur un brin d'herbe. Tout à la pointe on se tourne à droite et à gauche pour considérer le panorama d'amont et d'aval, l'aiguille, les portes. Très loin en contrebas, on distingue moins les promeneurs sur la plage que, sous eux, le bruit des galets foulés. (Et, plus tard, on s'allonge au bord dans la prairie, l'horizon vertigineux disparaît dans les touffes et les fleurs ; il ne reste de la vue au-delà que le bourdonnement des appareils photo qui se confond, à l'oreille, avec le bref passage des mouches.)