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Concert Jarrell, Reich

Mardi soir, à la Cité de la Musique. Concert Jarrell et Reich.

Michael Jarrell, Assonance V. Un violoncelle évolue au milieu d’échos confiés à différents instruments (harpe, alto, percussions, cuivres …) qui font demi-cercle autour de lui. Il y a quelques moments visuellement confondants lorsque les coups d’archet du soliste se surimposent exactement avec leur répondant dans le petit ensemble : c’est comme si le violoncelle jouait du trombone.

Michael Jarrell, Mémoires : pendant que l’orchestre se traîne par terre, poussant de temps en temps de grands « han », le chœur avance à tâtons, syllabe après syllabe, qu’il tient longtemps sur le même souffle, ou bien psalmodiant. Le texte qu’on peut lire mais pas entendre, dit entre autres ceci (L’Ecclésiaste) : Cuncta fecit bona in tempore suo et mundum tradidit disputationi eorum (Il a fait toute chose convenable en son temps et il abandonne le monde à ses disputes).

Steve Reich, The desert music, voilà une musique qui n’a pas peur de faire fuir ses auditeurs ; elle s’installe dans la durée, au risque de la crampe ou du mal de tête. L’oreille trompée croit d’abord à un air de danse ou à un refrain entendu à la radio. Mais le refrain se répète et la chanson ne commence jamais. Quoi entendre dans le bégaiement perpétuel ?

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