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  • Orage

    La cathédrale de Salisbury sous l'orage, de Constable à la National Gallery de Londres.

    (La foudre qui approche blanchit les herbes hautes et les branches. L’orage tord les nuées et fait brasiller le monde. Le coup de vent a mis à nu les bois de l’arbre ; on constate alors que le tronc a même forme que l’éclair ; l’électricité qui cherche le sol rencontre l’effort primordial de la nature qui s’élève et, l’un par l’autre, ils s’annihilent. Cependant, protégée par la flèche paratonnerre, la cathédrale repose solidement sur la terre. Derrière elle l’arc-en-ciel prend appui sous l’horizon et dégage l’éclaircie. La charrette humaine est empêtrée dans la rivière grossie mais un autre rouage, plus fondamental, est à l’œuvre.)

  • Orphée et Eurydice

    Ballet pour l’opéra de Gluck, à l'opéra Garnier.

    (Ne pas se retourner vers elle : l’épreuve que les dieux imposent à Orphée pour qu’il ramène Eurydice à la lumière du jour porte le signe de l’irréversible ; et le fait que le héros ne puisse remplir la condition marque le triomphe de l’Irréversible absolu, la mort, qu’il avait cru vaincre en descendant aux Enfers. Dans cette transposition, l’Orphée danseur, blafard et nu, rappelle les Christs athlètes de la peinture : comme dans la Descente aux Limbes,  Orphée force la porte des Enfers par son geste, ici, plus que par son chant ; à la fin, terrassé par la douleur quand il perd Eurydice une seconde fois, son corps est retenu et soulevé comme le cadavre des Dépositions. L’histoire est dite à rebours, on ne ressuscite pas.)