Dans mon rêve, je visite une exposition consacrée à une période encore relativement méconnue de la carrière d'Alban Berg ; y sont présentées les compositions qu'il réalisa pour la télévision dans les années 60, musiques d'accompagnement pour des animations ou des films. La première salle, en guise de préambule, je crois qu'il s'agit encore d'une oeuvre de son maître, Schönberg, "les poèmes du feu", adaptée pour un dessin animé. Dans la deuxième salle, les écrans font voir un documentaire sur la faune sous-marine, images vivement colorées et un peu floues : bruits sourds, métalliques et feutrés. Dans la troisième, aux murs noirs ou bruns, des plaques de marbre antiques ("slabs"), longues comme des planches et fixés par des crochets. Des fragments d'inscriptions en lettres capitales ou bien le bas de scènes gravées, la frange d'une toge, le bout d'un bâton et des pieds nus ou chaussés de sandales.
-
-
Visite du palais
Les appartements de la reine mère : ici, par le petit cabinet d’angle, elle fit créer un dégagement, astucieusement ménagé dans la mur extérieur et qui débouche dans cet espace aveugle coincé entre les deux enceintes. Elle appelait cela son jardin mais, sans lumière et sans eau, ce ne pouvait être qu’un jardin de pierre.
Un balcon : ici, le premier soir des troubles, le prince héritier, seul, alors qu'il cherchait à rejoindre ses appartements, fut confronté à un homme de la garde. Celui-ci sans doute n’en voulait pas à sa vie mais, échauffé par les clameurs, se mit néanmoins à le menacer de son arme. Le prince fait demi-tour, rentre dans le palais, se sauve dans un réduit qui ouvre dans le passage et s’abrite derrière une toile roulée, entreposée là. Le hasard a fait qu’il s’agissait d’un portrait du prince et on a pu dire : « le prince s’est caché dans son propre portrait ». On montre encore dans la peinture la trace des coups de pique donnés par l’assaillant. Le tableau est très grossier : le visage pareil à un masque de carnaval ou une allégorie à la Arcimboldo.