(Quelquefois chez Mozart, je crois trouver l'empreinte d'un sentiment différent du temps : dans la 41ème symphonie, comme dans le 24ème concerto pour piano, on dirait qu'un autre souffle emporte la musique ; ce n'est plus l'écoulement invariable et irréductible de sa propre durée. Une pointe mortelle s'est insinuée dans l'élément immuable. Notre vie va finir et l'époque, qui en est l'amplification, s'achèvera pareillement. Dans les soupirs trop profonds de l'Andante, dans les accélérations de l'allegro initial, j'entends le pivotement des siècles, la conscience d'un âge révolu et d'un âge nouveau.)
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Mûrissement des mots
Lu dans le journal du week-end à propos des vignobles français :
The grapes, they said, had benefited from a severe winter that killed off harmful bugs and allowed the wines to rest. A wet spring had also resplenished a depleter water table, helping to produce a humper crop.
Most important, summer has been unusually fine, warm and dry yet not too hot. Nights were noticeably cooler than in the heatwave vintage of 2003, for example, when many grapes turned to raisins on the vine.