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  • Dun Aonghasa

    L’île est tout en longueur. Elle a la forme d’un plateau incliné qui s’abaisse en face de la grande terre. C’est là qu’on aborde. Il y a quelques milliers d’années, un fort  a été construit dans le haut de l’île. Les murailles ne sont pas très différentes (un peu plus hautes, un peu plus solides) des enclos de pierre qui entourent les champs ailleurs dans le pays. Elles forment des  lignes concentriques mais aucun des cercles n’est complet : la fermeture de l’enceinte est faite par le vide. Chaque mur successif embrasse le sommet de la falaise et le précipice qui surplombe la mer. La place centrale, libre et arasée, est ouverte sur l’océan comme la plate-forme d’une tour. On franchit facilement les différentes portes, on entre dans le cœur des fortifications, puis, avant de rebrousser chemin, on approche prudemment du bord pour considérer le dernier seuil (à revers) qu’aucun garde-fou ne barre.