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  • La Grande Terrasse (2)

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    (Photo VP).

    (Que le ciel est vaste au-dessus de la terrasse de Saint-Germain ! Le regard s’adosse à la masse des arbres, comme les terrassements s’appuient au rebord du plateau, et voit l’espace ouvert par-dessus le fleuve. Au bout de la promenade, un bosquet a été planté et taillé pour former un cercle : non pas le point qui termine une phrase mais l’oculus, percé en haut d’une voûte, qui fait lever les yeux au ciel. A l’autre extrémité de l’axe, le soleil bas de janvier semble refermer l’espace.)

  • Bach

    Messe en si, au théâtre des Champs-Elysées.

    Dix chanteurs seulement interprètent les parties solistes et chorales. Le choeur laisse à découvert les voix individuelles : l'étoffe montre la corde, mais l'ampleur n'est pas diminuée (comme à Pienza, une église et cinq maisons suffisent pour bâtir la cité idéale). La grandeur paraît aussi dans les enchaînements, la façon dont un morceau contraste avec le précédent  et fait résonner l'envergure de l'oeuvre, l'étendue ou la profondeur, donne dans le bref moment une mesure des dimensions du tout. (Ainsi : dans le Gloria, le début du Quis tollis peccata mundi comme "une fraîcheur de linge à nos tempes" ; ou le commencement du choeur final, semblable à des flammèches qui courent et embrasent la matière musicale. Ainsi : dans le Credo, soudain le sol manque sous nos pas : Et incarnatus est ; ou le double chant de l'Et expecto resurrectionem mortuorum : en deux temps contigus, il traverse tout le futur : la langueur de l'attente puis la joie de l'avènement).